Alors que la Coupe du monde de football débute au Canada, aux États-Unis et au Mexique, de nombreux supporters de la Région européenne se rendront sur place pour y assister. Je tiens à vous rassurer : aucun des pays d’accueil, ni la Région européenne, ne compte actuellement de cas d’Ebola. Il n’y a aucune raison de modifier vos projets. Voyagez comme d’habitude, restez informés et profitez du tournoi.
Les grands événements rassemblent les gens, et être bien préparé permet d’assurer la sécurité de tous. Soyez attentifs aux symptômes du virus Ebola tels que la fièvre, les courbatures et les vomissements. Si vous vous êtes récemment rendu en République démocratique du Congo ou en Ouganda et que vous ne vous sentez pas bien dans les 3 semaines suivant votre retour, consultez un professionnel de santé et informez-le de votre voyage. Les contrôles sanitaires de routine effectués aux frontières ou lors d’événements visent à protéger tout le monde.
Récemment, un patient traité pour le virus Ebola dans la Région européenne s’est rétabli après avoir été évacué d’Ouganda. Il a été placé en quarantaine en toute sécurité en Allemagne, et 5 de ses contacts ont été isolés et surveillés pendant 21 jours. Personne n’est tombé malade. Il n’y a actuellement aucun cas actif d’Ebola dans la Région et, surtout, aucune transmission locale. Le risque global reste faible.
Pourquoi le risque est-il faible ?
- La plupart des cas surviennent dans des régions reculées de la République démocratique du Congo.
- Un dépistage est mis en place avant tout départ depuis les régions touchées.
- Le virus Ebola ne se transmet pas par voie aérienne.
- Pour être contaminé, il faut être en contact direct avec les fluides corporels d’une personne malade.
- On n’est contagieux qu’une fois que l’on est visiblement malade.
Bien qu’il n’existe ni vaccin homologué ni traitement spécifique contre cette forme, une prise en charge précoce est efficace, et les systèmes de santé de la Région européenne sont bien préparés. L’OMS ne recommande pas de restrictions de voyage. Toutefois, si vous n’avez pas besoin de vous rendre dans les zones touchées en République démocratique du Congo ou en Ouganda, il est plus sûr de vous en abstenir.
Nous devons également lutter contre la stigmatisation. Les habitants des régions touchées et les communautés africaines ont fait l’objet de soupçons injustifiés. La propagation du virus Ebola ne dépend ni de la nationalité ni de l’origine ethnique. La stigmatisation dissuade les personnes de solliciter des soins et peut rendre les flambées plus difficiles à maîtriser.
La meilleure protection pour la Région européenne consiste à endiguer la flambée là où elle a commencé. L’OMS et ses partenaires soutiennent activement les efforts de lutte menés en République démocratique du Congo et en Ouganda afin de protéger les populations tant sur place qu’ici.
Restez informé, fiez-vous à des sources fiables et faites preuve de compréhension envers les autres. Avec du bon sens et de la bienveillance, nous pouvons protéger à la fois les personnes et le bon déroulement des matchs.

